Une lettre d’une mère imaginaire à son fils de 40 ans

Honfleur, le 14 mai 1861

Mon cher fils

 

Ta lettre du 6 mai m’apporte de plaisir et en même temps de la peine.

C’est une chose bien douce pour une mère que son fils lui réclame encore les caresses d’elle alors tu as déjà quarante ans.

Je suis heureuse que tu te souviennes des dessins que j’ai faits pour toi. Je suis fière des belles choses que tu écris à propos des tableaux que tu vois dans les expositions et donc on te demande la critique. Nous partagions le même amour pour les tableaux de la beauté. Tu es mon fils qui vient du sang, je me demande pourquoi nous n’avons pas assez du point commun d’autre mère et leur enfant.

Tu me dis que ton beau père à souvent été maladroit avec toi mais je pense que toi aussi tu as été maladroit. Dans les difficultés que vous avez rencontrées, je dis que les torts ont été partagés entre vous.

Si ta lettre me fait de la peine c’est ce que tu ne te contentes pas d’écrite de belles choses sur l’Art : tu écris également des vers qui me déplaisent beaucoup. Tu dis que ta vie est suspendue à moi.

Je crains qu’elle ne soit aussi suspendue à l’alcool, à la drogue, aux femmes prostituées que tu fréquentes tous les jours.

En faisant cela tu compromets la santé de ton corps et le salut de ton âme. Tu as l’air de dire que c’est mon mariage avec le général Aupik qui est la cause de tous ces désordres de ta vie et j’en éprouve beaucoup de peine.

En lisant la lettre je me demande si tu te rends pas compte de ce que tu dis à propos du mariage avec ton beau père. Ce que j’ai fait ce n’est que pour ton bonheur car je pense qu’une mère ne pourrait pas seule donner assez de bonheur à son fils ni une bonne éducation.

Je me remariais avec un autre homme cela ne peut pas dire que j’ai oublié ton père qui nous a quittés sans retour, à jamais mais c’est pour ton bien. C’est pour nous faciliter à la vie à tous deux. Tu le sais une mère veuve seule dans la vie avec son fils quelle charge ?

C’est très difficile pour moi et je pense que toi aussi quand tu étais à l’école comment te traitait-t-on ?

Je suis une mère cela me fait très mal de voir que les autres te traitaient d’enfant sans père comme on me coupe la chaire avec un couteau. Tu ne sais pas combien je t’aime. L’amour d’une mère est plus grand que ta terre et haut que la montagne. Elle peut tout faire pour le bonheur de son fils que qu’il soit. Peut-être ne me comprends tu pas à ce point là ?

C’est pourquoi j’ai tellement envie que tu trouves une femme pour toute la vie et une femme dont tu changes tous les jours comme en ce moment. Je veux que tu connaisses l’amour d’un père pour son fils. Je trouve que c’est normal que tu trouves que c’est difficile de vivre avec moi car j’étais sévère pour que tu puisses marcher dans une bonne voix. Toute la famille qui vit ensemble, ne peut pas être toujours heureuse, il y a des moments on se dispute et l’autres on est heureuse.

J’aime ton père et je t’aime aussi malgré ton comportement. Je t’aime toujours car tu es mon fils. Une mère t’abandonne jamais son enfants.

Mais je te trouve un peu égoïste de ta part. Tu ne penses même pas au chagrin que j’avais dès le décès de ton père. J’aime mon mari et j’ai de droit d’en aimer un autre après sa mort, si non je ne peux pas vivre je serais morte de chagrin et qui t’élèverait sans moi ?

Tous les parents ne veulent que le bonheur de leur enfant. Même tu es loin et un homme, je me fais du souci pour toi car je ne sais pas ce que tu vas faire et ce qu’il va t’arriver.

Tu me manques énormément. J’aimerais aller te voir mais je ne suis pas en état de venir à Paris comme tu le demandes. Je te promets de venir dès que cela sera possible.

En attendant ma présente je veux que tu fasses attention à ta santé si tu veux me faire du plaisir, je voudrais te retrouver en pleine forme.

J’aimerais que tu retrouves tes qualités d’enfants.

 

Je t’embrasse bien fort mon fils,

Mme. Aupick

 

Par SmallCat

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One Response to Une lettre d’une mère imaginaire à son fils de 40 ans

  1. skmonoha និយាយថា ៖

    Petit chat, j’aime bien ton site , bravo mon small brother darling. Pi bang SKMONOHA Du Cambodge, write more like this story. With a lot of love from me. God Buddha bless you,live long life.

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